Jean Jaurès

 Bref portrait de Jean Jaurès                          

Maison natale de Jean Jaurès

Maison natale de Jean Jaurès

Jean Jaurès est l’une des figures majeures du socialisme français. Orateur brillant, cet homme politique prit la défense des plus faibles, des ouvriers des mines jusqu’au capitaine Dreyfus. Né à Castres en 1859, Jean Jaurès provient d’une famille bourgeoise. Homme politique français, philosophe, historien et théoricien socialiste, fut l’une des grandes figures du courant socialiste français. Arrive premier à l’École Normale Supérieure (1878) et troisième à l’agrégation de philosophie (1881), Il devient professeur de philosophie au lycée d’Albi en 1881 et se marie avec Louise Bois cinq ans plus tard. Jean Jaurès fait ses premiers pas en politique à 25 ans. Il choisit le camp républicain et est élu député à Castres en 1885. Battu aux élections de la circonscription de Carmaux (Tarn) en 1889, il reprend son poste d’enseignant à la faculté de Toulouse. Trois ans plus tard, il devient docteur en philosophie avec sa thèse De la réalité du monde sensible. Il rédige ensuite sa monumentale Histoire Socialiste de la Révolution Française avant de se représenter aux élections municipales de 1890. La grève des mines de Carmaux en 1892 plonge Jaurès dans la réalité de la classe ouvrière et le convertit au socialisme. Il est élu, grâce au soutien des ouvriers, député de la ville minière de Carmaux. Il conserva ce siège de 1893 jusqu’à sa mort (sauf entre 1898 et 1902). Jaurès intervient de nouveau pour défendre desjaures_a_albi_tite ouvriers dans la grève des verriers de Carmaux. Il propose la création d’une autre verrerie sous la forme d’une coopérative ouvrière. Elle est fondée en 1896 à Albi. Jaurès publie de nombreux articles pour défendre le socialisme dans la Dépêche de Toulouse et dans L’Humanité, journal qu’il fonde en 1904. Pour lui, “Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage”. Après avoir, dans un premier temps, condamné Alfred Dreyfus, Jaurès s’emploie à le défendre. Il met toute sa verve au service de sa cause et s’oppose à plusieurs reprises à Jules Guesde. En 1905, il participe activement à la fusion des deux partis socialistes français, donnant naissance à la S.F.I.O (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Il contribue à développer l’unité ouvrière avec la C.G.T et à favoriser le dialogue entre les partis et les syndicats. Jean Jaurès était un homme d’idées. Profondément pacifiste, ses discours le rendirent impopulaire à la veille de la Première Guerre mondiale. Son désir de réconciliation entre les peuples est perçu par ses ennemis comme une trahison. Les appels au meurtre furent lancés et entendus. Il fut assassiné le 31 juillet 1914 (trois jours avant le début des hostilités), par un nationaliste, Raoul Villain, au Café du Croissant à Paris. Son meurtrier a déclaré vouloir éliminer “un ennemi de son pays” à la veille de la guerre. Dix ans après sa mort, ses cendres furent transférées au Panthéon, rejoignant ainsi les grands hommes de la patrie. Jean Jaurès a marqué ses contemporains par son éloquence. Peu soucieux de son apparence, rien n’était plus important pour lui que les idées. Conscient des menaces qui pesaient sur lui à la veille du premier conflit mondial, ce grand humaniste visionnaire a défendu jusqu’à son assassinat ses convictions.

 

 

 

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